13/11/2009

Normetal

NORMETAL

Normétal est une municipalité canadienne de la province de Québec, située dans la municipalité régionale de comté d'Abitibi-Ouest et dans la région administrative de l'Abitibi-Témiscamingue.

HISTOIRE SCOLAIRE Avant les années 40, une école existait à Normétal, elle fut construite par Louis Marcoux et Marcel Giasson au coût de 9463$ tout compris. Mais la fondation réelle d'une organisation scolaire ne fut exécutée que le 6 juillet 1942. Le premier président fut Thomas Trudeau qui fut remplacé par M . Thomas Rivard dans les mois suivants. Le premier secrétaire était Marcel Provost et les premiers commissaires furent Omer Ross, Philippe Cormier, Raymond Gamache et P.A. Bates. Le 28 juillet 1942, les commissaires donnent le nom de Commission Scolaire de St-Louis de Normétal à cet organisme. Le 25 août de la même année le taux de taxe scolaire a été fixé à 1.85$ du 100$. Les évaluateurs du premier rôle d'évaluation furent MM. Marcel Giasson, Aldéric Leroux, Élisé Gervais. À cette même date les plans et devis d'une école ont été faits par M. W. White. La bâtisse aura 44 pieds de large par 65 pieds de long et une hauteur de 12 pieds comprenant 2 classes. Les comissaires demandent au secrétaire de faire paraître, sur trois journaux différents, une annonce demandant des applications pour un instituteur et quatre institutrices ayant de l'expérience dans l'enseignement. Les premiers enseignants qui ont tenu un journal d'appel sont: Mme Anna Mills et M. Gérard Beaudoin à l'école du village, Mme Jean-Charles Biron à l'école du rang 10 et 1 canton Perron, ainsi que madame Rita Morin à l'école du rang 6 et 7 canton Desmeloizes. À l'été 1944, les soeurs sont demandées par l'entremise de monsieur le curé. À la réunion du 3 juillet 1944, on propose que le contrat des Soeurs de l'Assomption de Nicolet soit accepté au montant de 600$ pour chacune des 3 soeurs. En 1944-45, le corps enseignant devient: soeur Ste-Iréna, école anglaise, 22 élèves de la 1re à la 7e année; Gérard Beaudoin, 30 élèves, de la 4e année à la 9e année garçons, soeur Paul-Du-Sauveur, 37 élèves, de la 4e année à la 8e année, école du rang 10 et 1; Simone Marcotte, 45 élèves, 2e et 3e année, village; Candide Ducharme, 14 élèves, 2e année, village; soeur Ste-Alberta, 44 élèves, 1re année village; Rita Morin, de la 1re à la 6e année, rang 6 et 7. Étudiants au total: 216 élèves de 1re à 9e année. Pour l'année scolaire 1945-46, le nombre d'élèves passe à 257 et on ajoute soeur Lucienne Morin aux professeurs. En 1946, soeur Ste-Alberta enseigne à deux groupes de 1re année, un l'avant-midi, et l'autre en après-midi, vu le manque d'espace. Le 13 octobre 1947, à une réunion des commissaires, on juge nécessaire de construire une école de 8 classes avec un logement pour les religieuses dans l'arrondissement numéro 1. Le coût de ces travaux est de 88000$, dont 25000$ offerts par la Normétal Mining Corp. On fait une résolution d'emprunt de 63000$. En 1947, on ferme les deux écoles de rang, les élèves seront transportés au village par monsieur Léopold Bolduc au coût de 3500$ annuellement. En janvier 1954, selon l'inspecteur d'école, l'inscription d'élèves est de 464 et le pourcentage des promus est de 88.1%. Le président était M. Origène Beaudry, les commissaires, Roland Brisebois, Lionel Mayer, Roméo Morin et Philippe Darveau, le secrétaire Genest Trottier. En mars 1954, les commissaires décident de passer une classe de la vieille école à M. Aken Mucha pour tenir ses réunions de scouts. Les frères enseignants, les Clercs de St-Viateur et les Soeurs de l'Assomption avaient tellement à coeur l'enseignement, qu'ils avaient la main mise, même en dehors des cours scolaires. Voici une résolution de l'année 1955: "Proposé et accepté à l'unanimité qu'une lettre soit adressée au conseil municipal leur demandant de bien vouloir faire une tournée dans les endroits publics, incluant les salles de danse, et voir à ce que les enfants d'école cessent de fréquenter ces lieux". Le 15 avril 1955, une demande est faite à la mine Normétal en vue d'obtenir le terrain voisin de notre maison à loyer (résidende des Clercs St-Viateur), ceci pour la construction d'un collège. En 1957, le président Lionel Mayer, les commissaires Gérard Desbiens, Philippe Doire, Albert Lehouiller et Ernest Philippon acceptent qu'une patinoire de 190' X 85' soit construite pour les enfant de d'école, dans la cour du collège. En 1958, le collège de Normétal, porte le nom officiel de "École Secondaire St-Paul". L'inauguration du collège eut lieu le dimanche 30 août 1959, les invités d'honneur étaient:MM. et Mmes P.E. Lavoie, i.e. régional, Roland Lebleu, i.e., Émile Lesage, C.L., Jean-Charles Fortier, architecte, A.A. St-Amant, Alphonse Savard, Lucien Trottier, Ernest Philippon, R.J. Allen, le révérend père Lucien Dupont, C.S.V., et le curé Blanchet. En 1962, les Clercs de St-Viateur veulent se retirer mais la Commission Scolaire refuse en disant qu'elle a attendu 4 ans, et que les laïcs ne sont pas prêts à prendre la relève. À la fin des années 60 et début des années 70, le système d'éducation subira de grands changements. Cela se réflète à Normétal. La construction d'une polyvalente à La Sarre fera en sorte que les étudiants de 3e secondaire et plus poursuivront leurs études dans cette école. Toutes les classes des deux écoles seront occupées, car les élèves des secondaires I et II des villages de Dupuy, La Reine, St-Lambert, Beaucanton, Villebois et de Val-Paradis viennent à Normétal. Depuis la fermeture de la mine à aujourd'hui, le départ de beaucoup de familles et le phénomène de la dénatalité font en sorte que la clientèle étudiante a beaucoup diminué. Certaines réformes gouvernementales non appropriées aux régions font en sorte de tenir la population de Normétal vigilante car avec de telles circonstances, il n'y a qu'un pas vers la fermeture des écoles. L'avenir est cependant beaucoup plus optimiste. Le dynamisme et la volonté de notre communauté de diriger sa destiné et de se prendre en main feront en sorte de maintenir l'éducation de nos enfants à Normétal.

HISTOIRE D'UNE MINE - D'UN VILLAGE 1926 - 1975 La ruée des prospecteurs en Abitibi dans les années 1910 - 1930 n'a pas été responsable de toutes les découvertes minières. Certaines découvertes ont été fortuites et le fait de simples habitants de la région. C'est le cas notamment du gisement Abana, qui se situait nettement en dehors des zones d'exploration des prospecteurs du temps. Ce sont plutôt deux chasseurs du village de Dupuy qui ont découvert ce gisement de cuivre et de zinc, à proximité de leur camp de chasse sur les bords de la rivière Calamité en 1923. Conscients néanmoins de leur découverte, ils ont vite réclamé les droits de propriété sur ce gisement situé dans le canton de Desmeloizes. Ces droits ont été revendus en 1925 à la compagnie Abana Mines. Abana Mines entreprend l'exploitation du gisement de 1926 à 1929, en construisant principalement deux puits qui amène la mine à plus de 500 pieds de profondeur. L'entreprise fait travailler une centaine d'hommes qui vivent dans un grand bâtiment communautaire (Bunkhouse). Il y a aussi un bâtiment qui sert de bureau au personnel de direction, et quelques maisons qui sont construites pour loger ces dirigeants. Le bâtiment devant abriter le futur moulin est également construit durant cette période, mais la mine cesse ses activités en 1929 avant que le moulin n'y soit installé. L'absence de ressources financières adéquates est, selon toute vraisemblance, responsable de cette fermeture. Les droits miniers sur ce gisement ainsi que les principaux bâtiments sont cédés à une entreprise aux reins plus solides en 1931, la Mining Corporation Of Canada Limited. Cetter dernière transfère les droits à une nouvelle corporation, Normétal Mining Corporation Limited, qui poursuit les travaux de 1931 à 1933. La mine atteint alors une profondeur de 800 pieds. Les travaux reprennent de façon permanente et continuent à partir de 1937. Il a ainsi fallu 14 années entre le moment de la découverte du gisement et son exploitation commerciale. En fait, l'isolement et l'éloignement du gisement qui entraînent des coûts supplémentaires sont les principales causes de ce retard. Les principaux gisement miniers de l'époque sont regroupés autour de Rouyn et de Noranda et, même un gisement isolé comme celui de Duparquet se trouve accessible par voie d'eau à partir de La Sarre. Normétal est dans une toute autre situation, puisqu'il faut utiliser une route difficilement carossable en partance de Dupuy. Ce sont en effet des équipées de chevaux qui assure le transport des personnes, des marchandises comme du matériel minier et ce, tant l'hiver que l'été. Et comme il faut entre autres, transporter l'essence diesel pour assurer le fonctionnement des installations de la mine, le système de transport déficient ralentit fortement le développement et la rentabilité de cette dernière. Même quand la mine est approvisionnée en électricité par la petite centrale de La Sarre, elle éprouve durant quelques années encore des problèmes d'approvisionnement parce que la centrale est incapable de lui fournir de l'électricité durant l'hiver à cause du trop bas niveau de la rivière l'alimentant. La majorité des mineurs sont d'ailleurs mis à pied durant la saison d'hiver (Blais et Al., 1972). La véritable exploitation de la mine à partir de 1937 est confirmée, mais c'est surtout la construction d'un chemin de fer entre Dupuy et Normétal en 1939 et la construction d'un véritable chemin entre ces deux villages à la même époque, qui en sont la confirmation ultime. La visite régulière d'un curé, à toutes les deux semaines, annonce également la constitution prochaine d'une paroisse. La mine de Normétal a connu une progression lente mais constante, passant d'une production de 250 tonnes de minerai par jour en 1937, de 800 tonnes en 1942 à une moyenne de 900 tonnes et plus à partir de 1956.(Canadian Mines Handbook, 1966-1967, p.236). Elle verse ses premiers dividendes en 1946 et le total des dividendes payés à la fin des années 1950 s'élève à plus de 5,000,000$ (Gourd, 1977, p.23). La mine atteint d'ailleurs le nombre record de 635 employés en 1959 contre 450 en 1951 et environ 200 en 1941. Il n'est pas étonnant alors de constater que la population passe durant cette même période de quelques centaines en 1941 à 1700 en 1951, puis à 2044 en 1956 et, finalement, à un sommet, jamais égalé depuis, de 2519 en 1961 (Boileau, 1979, p.56). Ainsi à Normétal, ce n'est qu'après ces 20 années de croissance que la population se stabilise autour de 2300 - 2500 personnes dans les années 1960 avec une moyenne d'environ 500 employés à la mine. C'était d'ailleurs la production de zinc plus que la production de cuivre qui justifiait le maintien de l'exploitation du gisement de Normétal durant les années 1960. En effet, la production du cuivre ne semblait pas justifier à elle seule de maintenir active une mine déjà beaucoup exploitée - on aura atteint plus de 8000 pieds de profondeur à la fermeture - et à la productivité très moyenne; cela d'autant plus que l'offre du cuivre était considérable sur les marchés mondiaux et que la Noranda Mines avait accès à de meilleurs gisements que celui de Normétal ailleurs au canada et dans le monde. Cependant, la situation était toute différente pour l'industrie du zinc. La production de Normétal Mining n'était pas négligeable puisque, combinée à celle d'autres mines (celles de Matagami, Quémont, etc), en 1966, plaçait le Québec "au premier rang au Canada avec plus du tiers de la production". La Normétal Mining Co. est restée sous le contrôle de la Noranda Mines, via sa filiale Kerr-Addison Mines, jusqu'à sa fermeture définitive en 1975. Elle a ainsi été sous le contrôle indirect ou direct de la Noranda Mines pendant plus de 25 ans. Cette stabilité s'est réflétée également au niveau de la gérance de la mine à Normétal même, puisqu'un seul gérant général a été en poste durant toute cette période, soit R.J. Allen, qui, on le comprendra aisément, a été une figure importante de la vie communautaire à Normétal.



Historique - Municipal


Le lieutenant gouverneur, Sir Eugène-Marie-Joseph Fiset proclamait, le 7 décembre 1944, l'érection de la municipalité de Normétal, Abitibi, effectif le 1er janvier 1945.

Le 24 janvier 1945, M. Paul Mayer secrétaire-trésorier de la municipalité de Dupuy est nommé par l'honorable Bona Dussault, Ministre des Affaires Municipales, comme président de la première élection du maire et des conseillers pour cette nouvelle municipalité de Normétal. Le 29 janvier 1945 avait lieu la votation pour élire un maire, puisque deux mises en nomination furent présentées pour le poste de maire. M. Albert Lafont, restaurateur, est élu. La première assemblée du conseil municipal se déroule au sous-sol de l'église, le 6 février 1945. M. Georges Charron est engagé comme secrétaire-trésorier, ainsi que les premiers évaluateurs, en l'occurence MM Abraham Lacroix, Charles lafleur et Aldéric Leroux. En avril 1945, M. Charron décédé, est remplacé par M. Justin Lafrance pour le poste de secrétaire-trésorier. Le premier constable municipal M. Mathias St-laurent est engagé le 12 juillet 1945. La Municipalité achète le 1er août 1945, les rues, avenues et ruelles, comprisent sur les lots 44 et 45 rang 9 du canton Desmeloizes (Rue Commerciale, 1re Rue, 2e Rue, 3e Rue), et appartenant à M. Louis Marcoux, prospecteur, personnage légendaire de Normétal, puisqu'on retrouve à cette époque déjà les noms de rue Principale Marcoux, ainsi que "Village Marcoux". La municipalité achète également à la même époque, les rues, avenues et ruelles du lot 43 rang 9(7e Avenue Sud, 8e avenue Sud et 9e Avenue Sud) de M. Rosaire Gauthier. La compagnie minière possède pour sa part les "Townsite A"(haut du village, c'est-à-dire rue de l'Église, rue Normétal et 9e avenue Nord) et "Townsite B"(6e Avenue et 5e Avenue nord) dont les maisons ont été construites par la compagnie et vendues à des employés, le terrain étant loué par bail emphytéotique pour 1,000$ par année.

La première saga Marcoux! Le 23 décembre 1946, un débat s'enclenche concernant le contrat signé avec M. Louis Marcoux, puisque le contrat stipule que les conduites d'aqueduc et d'égoût doivent passer dans les ruelles. Le conseil planifiant la construction d'un réseau d'aqueduc et d'égoût, veut le passer dans les rues. Alors M. Marcoux menace d'intenter des poursuites concernant le non-respect du contrat. En mars 1947, une requête circule afin de faire signer tous les propriétaires concernés pour annuler la clause du contrat en litige. Cette requête sera présentée par l'avocat de la corporation à M. Émile Morin à Québec. Le 24 mars 1947, après plusieurs tentatives de la part de la corporation d'en venir à une entente avec M. Marcoux, celle-ci autorise M. L.A. Ladouceur, avocat d'Amos, à s'adresser à la législature pour obtenir la passation d'un bill privé modifiant la clause 3 du contrat qui va à l'encontre de l'intérêt public. Le 1er mai 1947, une lettre de remerciement est envoyée à M. Maurice Duplessis, ainsi qu'au comité des bills privés pour la bienveillante attention accordée à la requête présentée en dépit du fait que celle-ci ait été fait après le délai fixé. Le gagnant fut... Monsieur Georges Barré est élu maire le 26 mai 1947. Le 12 février 1948, la corporation municipale effectue un règlement d'emprunt par obligation afin de réunir un montant de 118000$ pour la construction et l'installation d'un service d'aqueduc, ainsi que la construction de l'Hôtel de ville. Le 15 juillet 1948, la somme de 5000$ est allouée à la construction du futur Hôtel de ville. Les travaux débutent peu après, cependant certains contribuables présentent des objections à cette construction; le vote au conseil est demandé, 4 pour et 2 contre; la construction continue. Le conseil municipal, le 12 août 1948, autorise MM. Patrick et Abraham Lacroix à construire un pasteurisateur afin d'entreprendre la vente de lait pasteurisé à Normétal. Le 4 octobre 1948, la première assemblée du conseil se déroule à la nouvelle salle municipale. Le 1er août 1949, le village commence à être éclairé par des lumières de rues, une douzaine de lampes sont posées. Le 22 juin 1950, la Municipalité achète de la mine, le système d'aqueduc et d'égoût existant, et fait l'achat de fourniture de l'eau potable pour les besoins de la municipalité à 0.07$ du 1000 gallons. Le 4 août 1950, une soumission est accordée à Vézina Construction pour l'installation d'un système d'aqueduc et d'égoût.


Historique - Entreprises


50 ANS - BOULANGERIE LACROIX C'est en 1951 qu'Abraham Lacroix, toujours très entreprenant, fonde la Boulangerie et avec l'aide de ses enfants, dessert une clientèle locale. Ce sont des débuts modestes, mais très vite, la qualité du bon pain Lacroix se répand et l'entreprise s'agrandit en achetant plusieurs petites boulangeries avoisinantes pour mieux s'équiper et prendre une part du marché. En 1961, ce sont les deux fils Lacroix, Lucien et Marcel, qui prennent la direction des opérations et qui feront de la Boulangerie une entreprise moderne, qui étendra ses services dans toute la région. Les frères Lacroix vont de l'avant: ils sont les premiers dans tout le pays à mettre des pâtes congelées sur le marché, et ils devanceront tous leurs compétiteurs, en présentant leurs pains dans des sacs de polyéthylène, laissant le papier glacé de côté. De plus en plus de camions portant l'effigie des Lacroix sillonnent les routes de la région. Ils s'approprient une grande partie du marché de la restauration, l'entreprise a le vent dans les voiles. Pourtant les multinationales lui font une concurrence féroce, mais la qualité des produits et le service personnalisé, les deux chevaux de bataille des frères Lacroix, leur permettront de conserver leur part du marché. Après le décès de Marcel, Lucien invite en 1993 ses deux fils, Alain et Martin, à prendre le flambeau, perpétuant la tradition d'une troisième génération propriétaire de l'entreprise. De cette association, naîtra la Boulangerie "Gerbe d'or et de Blé" de Val d'Or, division des pains de spécialités et de pâtisseries fines. Alons qu'Alain prendra la direction des opérations de Val d'Or, Martin supervisera l'entreprise de Normétal, les deux fils profitant de l'oeil vigilant et expérimenté de leur père Lucien, toujours actif à 68 ans. Aujourd'hui, la Boulangerie Lacroix génère plus de trente emplois en région et offre une gamme de 200 produits différents sur tout le territoire de l'Abitibi-Témiscamingue, en plus d'exporter ses produits congelés à l'extérieur de la région. Mais l'entreprise est aussi reconnue pour la mission sociale qu'elle s'est donnée en soutenant plusieurs organismes venant en aide aux plus démunis. Et si la Boulangerie Lacroix peut résister aux vents difficiles de la mondialisation des marchés, c'est qu'elle a encore en tête la politique d'Abraham, qui croyait que les affaires sont encore et toujours une poignée de main, un sourire et un contact humain avant tout. Voilà l'héritage de 50 ans au nom de la qualité, du service et de la fierté. Car au delà du métier, il y a le plaisir de boulanger et l'art de perpétuer la tradition du pain, symbole de la vie, symbole du partage.


Historique - Religieux

Si la ville de Normétal a fêté ses 50 ans en 1992, c'est qu'elle fait référence à la date du 17 juin 1942, date officielle où Mrg Desmarais nommait M. le curé Paul Blanchet curé fondateur de la paroisse St-Louis de Normétal. Mais c'est dès le 2 janvier 1941, que M. Aldéric Leroux faisait la demande à l'évêché pour la nomination d'un curé résident. Normétal était alors desservi par l'abbé Gilles Lapalice, curé de Desmeloizes, qui venait aux deux semaines faire le service religieux dans la salle à dîner des mineurs (CRAWLEY), puis dans la salle du club de la mine. En hiver, le trajet se faisait en attelage de chiens et en été, en voiture sur une route très peu carossable. C'est le 11 juillet 1941 que Mgr J. Aldée Desmarais érige canoniquement la paroisse de Normétal sous le vocable de St-Louis-de-France de Normétal. Le 8 mars 1942, la mine de Normétal, par l'entremise de M. J.A. Little, cède un terrain de 220 X 300 pieds pour la construction de l'église et fait don d'une somme de 2000$. Dès le mois suivant, les travaux de construction du presbytère commencent sous la direction du menuisier M. William Noël. À part la subvention de 2000$ de la mine et de 700$ du ministère de la Colonisation, toutes les dépenses encourues seront assumées par des corvées et des organisations paroissiales. On raconte qu'à partir du mois d'octobre 1942, une quête se faisait chaque mois, dans chaque domicile, pour ramasser des fonds pour l'église, et que le montant était fixé à 0,50$. Le 19 août 1944, quatre religieuses des Soeurs de l'Assomption sont accueillies avec le plus grand bonheur. Il s'agit de soeur Paul-du-Sauveur, supérieure, soeur Ste-Euphrasie, musicienne, soeur Ste-Iréna, maîtresse d'anglais et soeur Ste-Alberta, maîtresse des petits. En 1945, débutent les principaux projets concernant l'amélioration du système de chauffage de l'église, l'achat de bancs, ceux-là même qui servent encore en 2001, et le défrichage du terrain qui servira de cimetière. En 1946, on construit le clocher. À cause de la guerre, même si l'église est érigée depuis 3 ans, il est impossible de se procurer une cloche. Alors on installe 4 immenses haut-parleurs dans le clocher, un amplificateur et un tourne-disque... et, en guise de cloche, on fait jouer un disque du carillon de Westminger. Et ce disque jouera jusqu'en 1957, année de l'achat d'un carillon, financé par la générosité de la population. En 1948, Mgr J.-Aldée Desmarais venant inaugurer et bénir la nouvelle école de 8 classes, en profite pour vêtir le costume des mineurs et se rend au niveau 4200 sous terre, en compagnie du gérant M. Corlett. Cette visite est l'occasion d'une souscription pour acheter le chemin de la croix qui orne encore de nos jours les murs de l'église. En 1951, les travaux d'agrandissement de l'église débutent. La direction des travaux est confiée à M. Albert Tanguay et, à la messe de minuit 1951, le transept, le choeur et les deux sacristies, grâce à des centaines d'heures de corvée, sont inaugurés. La générosité ne fait pas défaut chez les pionniers, puisqu'en 1955 ils doteront l'église d'un orgue Baldwin et, en 1957, ils feront l'achat d'un carillon. Les Clercs St-Viateurs arriveront en 1957. L'été 1962 est marqué par la visite de Son Éminence le délégué apostolique. Désirant rencontrer les mineurs, il se rend à minuit, au-devant d'eux, près du puit, geste dont les travaillants parlent encore. En 1964, grâce à un don de 4500$ de la mine de Normétal, on change les portes et on refait la façade de l'église. En 1967, lors d'une grande célébration, on célébrera les 25 ans d'existence de la paroisse de Normétal et les 25 ans de cure de l'abbé Paul Blanchet. Suite au décès du curé Blanchet en 1968, Mgr Heins nomme une équipe de trois prêtres pour prendre en main la pastorale de 2 paroisses, soit Normétal et Val paradis. Grâce à de solides équipes d'hommes et de femmes qui se sont succédé administrant la paroisse et secondant les pasteurs, le temple construit en 1943 est toujours un repère important au coeur de la paroisse. Depuis, de nombreux travaux de peinture, d'isolation, de toiture, de fenêtres ont été réalisés préservant le style original autant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'église.


ST. JAMES CHURCH De 1953 à 1966, deux services religieux desservaient la population: la religion catholique, de langue française et la religion protestante, de langue anglaise. C'est en 1953, qu'une soixantaine de personnes de religion protestante décident de construire leur église: la "St. James Church". À l'aide de leurs propres cotisations, des dons des autres églises, du matériel et des heures fournis par la mine, ils inaugurent leur église en 1954. Deux fois par mois, le Révérend William Patterson, et, par la suite le Révérend Foy, venait de Rouyn-Noranda célébrer le service religieux dans ce que les autres personnes de Normétal appelaient "la mitaine". Environ 16 familles et quelques célibataires faisaient partie de cette église. Elle a été démolie en 1966 suite au déménagement de la plupart des familles de cette religion. Les anciens de Normétal décriront l'intérieur de l'église comme étant somptueux, portant au recueillement et aménagé avec art.


Saviez-vous que...

• La grande activité économique qu'a apporté la mine à cette époque, a suscité de profonds changements sociaux où sont intervenus, dans de grands débats et des échanges houleux, les différents paliers politiques, religieux et syndicaux. Pas surprenant d'apprendre que Clément Godbout qui a été le président de la F.T.Q. nationale, est un gars de Normétal.

• En 1959, l'O.N.F. a tourné un documentaire sur Normétal et sa mine, cernant la vie sociale et économique de cette époque.

• Dans les années 50 et 60, Normétal avait ses quartiers pour ne pas dire ses petites banlieues à l'intérieur du village. Il y avait le "Japon", le "Petit Japon", celui qu'on appelait "Mexique", parce qu'un certain Jos "Mexico" Sindara y demeurait, il y avait le "Village Marcoux", le propriétaire de la moitié du village et enfin, le "Village Marcotte", probablement le propriétaire de l'autre moitié. Outre les Polonais, les Français, les Canadiens-Anglais et les Canadiens-Français qui travaillaient à la mine, il y avait un chinois qui tenait une buanderie...Normétal à l'époque, était un petit monde entier.


Les pilotes du "Liberator" en 1944 à Normétal


• Le 31 mars 1944, un avion de guerre Anglais de type "Liberator" dévie de sa route, manque de carburant et est forcé d'atterrir en catastrophe sur un terrain vague derrière la mine. Les pilotes sont recueillis à la "Guest House" de la mine et l'avion est récupéré dans le plus grand secret par les autorités militaires de l'époque. Normétal a vécu la guerre pendant 2 semaines.

• Le 12 juillet 1945, le premier et unique constable de la force policière de Normétal est nommé officiellement. La municipalité doit lui fournir l'habit, les menottes, le revolver et la garcette. Son salaire: 78¢/hre. Autres salaires à l'époque: inspecteur municipal: 50¢/hre, journalier: 35¢/hre et le cheval: 15¢/hre.

• En 1968, Normétal a failli se doter d'une école polyvalente. En effet, les dossiers étaient en bonne marche, la première phase était acceptée, le terrain avaient été choisi mais à l'annonce de la fermeture éventuelle de la mine prévue pour 1972-1973, les ouvertures possibles à la réalisation d'un tel projet, se sont fermées aussi.

• En 1972, il y a eu à la BCN de Normétal, un vol de banque digne de Bonnie and Clyde. En effet, deux individus se sont mis à l'affût, guettant l'arrivée du banquier vers 9h30 du matin. Celui-ci fut vite maîtrisé et obligé d'ouvrir la banque et le coffre-fort pour remettre la jolie somme de 40 000$ à ces clients très pressés. Il fut attaché pieds et poings liés au calorifère et après que la ligne téléphonique fut coupée, nos deux lascars s'enfuirent avec le magot. C'est grâce à l'intervention d'un camionneur qui utilisa sa radio-émetteur pour contacter la sûreté de La Sarre, que nos deux fuyards on été arrêtés. En passant, les voleurs s'étaient enfuits dans une voiture jaune citron. Une cible parfaite..

• Normétal veut dès aujourd'hui et pour les années à venir, développer son milieu de façon harmonieuse, saine et dynamique afin de créer un lieu de vie propice à tous les secteurs de développement pour redonner à ses citoyens et aux futurs arrivants, la fierté d'être et d'habiter dans une communauté vivante et de s'identifier comme Normétaliens soucieux de leur qualité de vie.

Meteo a Normétal

19:30 Écrit par SPANOU dans Villes du Canada | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : normetal

Commentaires

Connais pas cette ville... Allo

Très beau montage mais il faut te soigner et te reposer surtout. Trop loin pour moi cette ville...

Passes un bon week-end en en te reposant bien comme il faut..A la revoyure

Gros bisous à tous
Draculette

Écrit par : Draculette | 14/11/2009

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article génial

Écrit par : rachat de credit | 14/04/2014

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Votre rubrique est en toute franchise captivant.Repect à son auteur.Je vais revenir rapidement

Écrit par : rachat de credit immobilier | 15/11/2014

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Cette éditorial est carrément superbe.Repect à à son écrivain.Je vais revenir vite

Écrit par : rachat de credit banque | 17/11/2014

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Votre éditorial est fidèlement passionnant.Congratulation à à son écrivain.Je reviendrai sous peu

Écrit par : meilleur consultant seo | 17/12/2014

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