28/08/2013

Pratiques risquees a Quebec

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Le vérificateur général François Gagnon n’a pas trouvé d’indices de collusion à la Ville de Québec, mais il somme tout de même l’administration de changer certaines pratiques jugées à risque dans l’octroi de contrats.

«Il n’y a pas d’indices depuis trois ans sur des situations similaires à (ce qui a été observé) Montréal et à Laval», a souligné le vérificateur général qui s’est penché sur ce dossier dans la foulée des révélations de la Commission Charbonneau qu’il a trouvées «inquiétantes». «J’ai voulu être rassurant», a-t-il affirmé mardi, admettant du même souffle que ses vérifications sont limitées et ne permettent pas de déceler toutes les irrégularités qui pourraient toucher l’administration municipale.

Le vérificateur a scruté à la loupe des dizaines de contrats du service d'ingénierie qui a donné quelque 414 millions$ à l’externe au cours des trois dernières années pour les infrastructures de surface, souterraines et aériennes.

«Pas illégal»

Il est préoccupé par une méthode appelée le «débalancement des bordereaux». Ainsi, certains soumissionnaires mettent un prix moins élevé pour des éléments du contrat et gonflent en contrepartie la somme pour l’organisation du chantier. Comme une partie de ce montant est versé en début de contrat, le vérificateur croit que la Ville s’expose à des abus.

«Ce n'est pas illégal, mais c'est une pratique qu'il faut surveiller», a-t-il dit conférence de presse hier pour présenter son cinquième rapport.

Il a rappelé que cette pratique jugée douteuse a été montrée du doigt par Jacques Duchesneau dans son rapport déposé à l’Assemblée nationale en 2011.

M. Gagnon souligne également que la Ville a tendance à surestimer les prix des contrats de 20% par apport au coût réel. De plus, la façon dont les modifications aux contrats sont calculées ne permet par de déterminer s’il y

 a eu des «extras» ou non.

Corriger le tir

Réagissant au dépôt du rapport 2012 du vérificateur, le directeur du Service d'ingénierie de la Ville de Québec, Daniel Lessard, a assuré mardi que les fonctionnaires s’affairaient à corriger le tir.

L'administration municipale va modifier ses façons de faire et se dotera notamment d’un outil d’estimation à l’interne pour le prix des contrats.

En ce qui concerne les « bordereaux », il a indiqué que cette pratique avait un impact «extrêmement faible». Sur 68 millions$ de contrats épeluchés, le vérificateur a constaté un écart de 130 000$.

Pour ce qui est du reste, le vérificateur souligne que la Ville devrait encadrer davantage la gestion des revenus dans les arrondissements. Il recommande aussi que la surveillance des entrepreneurs participants aux travaux de déneigement soit plus structurée.

Sonner l’alarme

L’opposition à l’hôtel de Ville estime que le ménage entamé dans l’appareil municipal par la défunte mairesse Andrée Boucher s’est poursuivi sous l’administration Labeaume.

«Mais il ne faut pas se mettre la tête dans le sable. C’est pas vrai que tout est blanc à Québec», a noté le conseiller Patrick Paquet de Démocratie Québec.

«C’est bien que le vérificateur sonne l’alarme», a-t-il ajouté.



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22:33 Écrit par SPANOU dans News | Lien permanent | Commentaires (0)

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