30/11/2013

Beauceronne tuée par une remorque: un rapport accablant

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(Québec) Un bris mécanique est à l'origine de la collision qui a fauché la vie de Sabrina Poulin-Jolin, le 6 août 2012, à Saint-Ludger, en Beauce. Le père de la victime envisage maintenant des poursuites judiciaires contre la compagnie de transport impliquée dans l'accident.

La jeune femme de Saint-Gédéon-de-Beauce circulait sur la route 204 à bord d'une Chevrolet Cobalt lorsque, sans avertissement, la remorque d'un poids lourd s'est détachée et s'est retrouvée dans la voie de la victime, qui est morte sous la violence de l'inévitable impact. Elle avait 20 ans.

Le rapport du coroner, dont Le Soleil a obtenu copie, est sans équivoque pour expliquer le tragique accident. «La poignée du système d'accouplement ne se rétractait pas complètement parce que la barre de verrouillage ne se déplaçait pas complètement à l'arrière du pivot de la remorque. Ce qui constituait une défectuosité majeure, causée par de la rouille», écrit le coroner Robert Giguère. Ce dernier ajoute que cette défaillance était «décelable lors d'une inspection de vérification consciencieuse». L'anomalie a été découverte par les experts de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ).

Problème récurrent

Le rapport ajoute que «le conducteur habituel [du camion] avait constaté un problème récurrent au niveau du verrou du système de couplage. Par prudence, il avait pris l'habitude de pousser sur la poignée du système d'accouplement afin de s'assurer que le mécanisme de la barrure était bien enclenché.» Or, ce n'est pas lui qui était au volant de la semi-remorque ce jour-là. «C'était la première fois que cette conductrice était au volant de cet ensemble camion-remorque», précise le rapport d'enquête. Selon le coroner, la conductrice n'aurait pas effectué les manoeuvres de sécurité de son collègue, «probablement faute d'en être informée».

Le père de Sabrina, Renald Jolin, après avoir pris connaissance du rapport du coroner, envisage désormais des poursuites contre la compagnie SM-Transport, propriétaire du semi-remorque. «Il n'était pas censé sortir ce camion-là de la cour», a-t-il tranché, joint par Le Soleil. «J'ai commencé des démarches [avec la police]. C'est carrément de la négligence», a-t-il ajouté.

M. Jolin estime que la compagnie aurait dû faire réparer le système d'accouplement de la remorque avant de le retourner sur les routes. Il entend consulter son avocat afin de déterminer ce qui est envisageable. À noter qu'il est difficile d'intenter des poursuites au civil en cas d'accident de la route, en raison du régime du no-fault en vigueur au Québec, régi par la SAAQ.

La compagnie SM-Transport a refusé de répondre aux questions du Soleil, n'ayant pas pris connaissance du rapport du coroner. Son président, Richard Veilleux, n'a pas émis de  commentaires

 

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15:54 Écrit par SPANOU dans News | Lien permanent | Commentaires (0)

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