21/04/2014

657 postes supprimés à Radio-Canada

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Plusieurs facteurs évoqués

 

Pour justifier ces importantes coupes, CBC/Radio-Canada pointe du doigt plusieurs facteurs, dont l'affaiblissement d'environ 5 % du marché publicitaire, le rendement de la grille télé de

 

CBC, inférieur aux prévisions pour la tranche clé des 25-54 ans, et les revenus moins élevés qu'attendus du côté d'Espace musique et de CBC Radio 2.

 

La perte des droits de télédiffusion des matchs de la LNH pour les 12 prochaines années aux mains de Rogers au Canada anglais est aussi évoquée. CBC/Radio-Canada parle, dans ce cas, d'un manque à gagner de 47 millions $ et annonce que les bulletins de sport de fin de soirée passeront au couperet. Le réseau public indique de plus qu'il ne concurrencera plus les radiodiffuseurs privés pour obtenir les droits des sports professionnels, mais qu'il restera dans la course pour la diffusion des Jeux olympiques.

 

«On ne diffusera plus d'événements sportifs s'ils sont déficitaires», a précisé Hubert T. Lacroix, ce qui pourrait affecter le football universitaire, par exemple.

 

 

L'information protégée

 

Les bulletins de nouvelles seront toutefois préservés sept jours sur sept et dans toutes les régions, a indiqué la direction de CBC/Radio-Canada. Ce sont les émissions dans la grille de jour qui écoperont, dont la quotidienne «Alors on jase!», qui ne reviendra pas en septembre, alors que «Quelle histoire» passera de 92 à 36 épisodes.

 

«On va réduire notre portion d'investissements dans la grille de jour pour protéger le "prime time" (NDLR : les heures de grande écoute), où ça compte», a dit Louis Lalande, vice-président des services français.

 

À Ottawa, le NPD a réagi à l'annonce faite par CBC/Radio-Canada. «[...] Il est essentiel [d'assurer à Radio-Canada] un financement stable et adéquat à long terme, a dit le porte-parole du NPD en matière de Patrimoine, Pierre Nantel. Malheureusement, les conservateurs préfèrent affaiblir et malmener la société d'État avec des compressions idéologiques, et ce, alors même qu'elle doit faire face à un environnement concurrentiel difficile.»

 

CBC/Radio-Canada composait déjà, depuis le budget fédéral de 2012, avec des compressions de 115 millions $ sur trois ans, ce qui avait entraîné 650 coupes au sein de ses effectifs.

 

Depuis 2009, 2100 postes auraient été éliminés au sein de la société d'État selon des syndiqués qui ont réagi sur Twitter en parlant d'une journée noire pour l'information et la culture. Au terme de l'opération annoncée jeudi et sur laquelle la direction travaillait depuis janvier, il restera 7550 employés d'un océan à l'autre.

Plusieurs facteurs évoqués

 

Pour justifier ces importantes coupes, CBC/Radio-Canada pointe du doigt plusieurs facteurs, dont l'affaiblissement d'environ 5 % du marché publicitaire, le rendement de la grille télé de

 

CBC, inférieur aux prévisions pour la tranche clé des 25-54 ans, et les revenus moins élevés qu'attendus du côté d'Espace musique et de CBC Radio 2.

 

La perte des droits de télédiffusion des matchs de la LNH pour les 12 prochaines années aux mains de Rogers au Canada anglais est aussi évoquée. CBC/Radio-Canada parle, dans ce cas, d'un manque à gagner de 47 millions $ et annonce que les bulletins de sport de fin de soirée passeront au couperet. Le réseau public indique de plus qu'il ne concurrencera plus les radiodiffuseurs privés pour obtenir les droits des sports professionnels, mais qu'il restera dans la course pour la diffusion des Jeux olympiques.

 

«On ne diffusera plus d'événements sportifs s'ils sont déficitaires», a précisé Hubert T. Lacroix, ce qui pourrait affecter le football universitaire, par exemple.

 

 

L'information protégée

 

Les bulletins de nouvelles seront toutefois préservés sept jours sur sept et dans toutes les régions, a indiqué la direction de CBC/Radio-Canada. Ce sont les émissions dans la grille de jour qui écoperont, dont la quotidienne «Alors on jase!», qui ne reviendra pas en septembre, alors que «Quelle histoire» passera de 92 à 36 épisodes.

«On va réduire notre portion d'investissements dans la grille de jour pour protéger le "prime time" (NDLR : les heures de grande écoute), où ça compte», a dit Louis Lalande, vice-président des services français.

À Ottawa, le NPD a réagi à l'annonce faite par CBC/Radio-Canada. «[...] Il est essentiel [d'assurer à Radio-Canada] un financement stable et adéquat à long terme, a dit le porte-parole du NPD en matière de Patrimoine, Pierre Nantel. Malheureusement, les conservateurs préfèrent affaiblir et malmener la société d'État avec des compressions idéologiques, et ce, alors même qu'elle doit faire face à un environnement concurrentiel difficile.»

 

CBC/Radio-Canada composait déjà, depuis le budget fédéral de 2012, avec des compressions de 115 millions $ sur trois ans, ce qui avait entraîné 650 coupes au sein de ses effectifs.

 

Depuis 2009, 2100 postes auraient été éliminés au sein de la société d'État selon des syndiqués qui ont réagi sur Twitter en parlant d'une journée noire pour l'information et la culture. Au terme de l'opération annoncée jeudi et sur laquelle la direction travaillait depuis janvier, il restera 7550 employés d'un océan à l'autre.

 

SOURCE  ICI

 

 

18:27 Écrit par SPANOU dans News | Lien permanent | Commentaires (0)

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