21/04/2014

Epluchette de blé d'Inde

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les Québécois auraient pu opter pour « avoine du Sri Lanka » ou « épeautre du Liechtenstein », mais c’est sur « blé d’Inde » qu’ils ont arrêté leur choix. « Épis de maïs » était trop conventionnel, il fallait de l’exotique et de l’inattendu. Plus sérieusement, c’est Christophe Colomb qui baptisa ainsi ce légume lors de sa découverte de l’Amérique. L’explorateur pensait à ce moment accoster en Inde, d’où le joli nom de « blé d’Inde ».

Au mois d’août, au Québec, c’est donc la saison du blé d’Inde, et on en profite à fond ! On laisse le maïs Géant Vert en conserve aux petits joueurs, et on s’envoie des épis de maïs bruts, bien chauds, enduits de beurre et saupoudrés de sel. Ça se mange comme une cuisse de poulet ou une tranche de pastèque et ça fleure bon l’été québécois. On ne peut pas être malheureux quand on mange du blé d’Inde, tout comme on ne peut pas nier que Lambert Wilson est séduisant.

L’idée, avec le blé d’Inde, ce n’est pas seulement de manger du blé d’Inde : c’est aussi d’éplucher du blé d’Inde. Cette activité estivale et très populaire au Québec porte d’ailleurs le formidable nom d’ « épluchette de blé d’Inde » – existe-t-il formule plus charmante, mise à part l’expression « se mettre en petit bonhomme » ?

Tout le monde met la main à la pâte pour plumer les épis de maïs, enveloppés chacun dans de nomreuses feuilles bien compactes et rigides. Le tas final de feuilles est impressionnant ; celui de blé d’Inde envoyé sept minutes dans l’eau bouillante. S’ensuivent la dégustation, les morceaux coincés entre les dents, et le transit facilité – le tout dans la joie et la bonne humeur.

D'après mes recherches, cette coutume serait un héritage des Amérindiens. Afin que le long travail d'effeuillage du maïs suivant la récolte ne soit pas trop ennuyeux, ils en faisaient un jeu qui s'achevait par un baiser sur la bouche... Les épis à éplucher étaient divisés en deux grosses piles : d'un côté les garçons, de l'autre les filles. Un épis peint en rouge était dissimulé dans chacun des tas ; celui et celle qui trouvaient l'épis rouge se faisaient donc un bisou et mettaient ensuite des photos sur Facebook.

Aujourd'hui en revanche, on se contente d'éplucher les épis tous ensemble. Le principe du jeu et du bisou n'a pas été retenu par les Québécois - ce qui est une chose réjouissante, sauf si Lambert Wilson est dans l'équipe des garçons.

Ainsi, si des amis québécois te convient à une épluchette de blé d’Inde, montre-leur que tu es déjà très au fait des traditions de la région en répondant que tu acceptes avec plaisir, et que tu raffoles d’ailleurs du maïs depuis ta plus tendre enfance, ce qui tombe super bien. (Façon subtile de montrer que tu sais très bien que ce n’est pas du blé qui a poussé en Inde que l’on t’invite à manger, mais des épis de maïs cultivés au Québec ou Etats-Unis, des épis de maïs que même Lambert Wilson ne peut déguster avec chic.)

16:13 Écrit par SPANOU dans Coutumes du Quebec | Lien permanent | Commentaires (0)

16/02/2013

Saint-Valentin

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08 février 2013 - 14 février 2013

Chaque année, ce festival souligne de façon particulière la fête des amoureux. Décorations et lumières agrémentent l'événement. Au programme, plusieurs activités intérieures et extérieures pour toute la famille, exposition artisanale, souper-spectacle, etc.

Lieu de l'événement : Édifice municipal, 790, chemin de la 4e Ligne Saint-Valentin, Saint-Valentin 
Québec, Canada, J0J 2E0 

 

450 545-0790 
Courriel 
Site Internet

19:23 Écrit par SPANOU dans Coutumes du Quebec | Lien permanent | Commentaires (0)

02/06/2012

Le jour du souvenir

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Des cérémonies se sont tenues vendredi matin à Québec pour commémorer le jour du Souvenir dédié à la mémoire des militaires morts au combat.

À la base militaire de Valcartier, un millier de personnes ont participé à la cérémonie au cours de laquelle 11 couronnes de fleurs ont été déposées devant le cénotaphe commémoratif.

Le rassemblement a été l'occasion pour les militaires de célébrer la mémoire de leurs 158 frères d'armes canadiens, dont 26 militaires basés à Valcartier, morts en Afghanistan.

La cérémonie a aussi été ponctuée par le passage du CF-18, une envolée de colombes et la lecture de poèmes composés par des élèves.

Un peu plus tôt, le premier ministre du Québec, Jean Charest, a pour sa part participé à activité au cénotaphe de la Croix du Sacrifice, sur l'avenue Georges-VI.

À Ottawa, le premier ministre Stephen Harper et le gouverneur général David Johnston ont participé aux cérémonies officielles sur la colline du Parlement.

En 100 ans, près de deux millions de Canadiens ont participé aux différents conflits dans le monde et plus de 100 000 d'entre eux sont tombés au combat.

Le jour du Souvenir est célébré dans les pays du Commonwealth le 11 novembre pour rappeler la signature de l'Armistice mettant fin à la Première Guerre mondiale, en 1918. Traditionnellement, deux minutes de silence sont observées à 11 heures. La journée du 11 novembre est aussi commémorée dans de nombreux autres pays, sous différentes appellations.

 

15:55 Écrit par SPANOU dans Coutumes du Quebec | Lien permanent | Commentaires (0)

11/03/2012

Coutumes de Quebec: La tire

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La tire : à la sortie de l'hiver, les citadins se retrouvent en masse dans les érablières pour fêter le retour du soleil. Tandis que les températures repassent au-dessus de 0 °C, la sève des érables dégèle ; c'est le moment de leur saignée. Dans les cabanes à sucre, le liquide translucide devient sirop. Étalé sur la neige, il fige presque instantanément, en demeurant un peu caoutchouteux : c'est ça la tire. Bouche cousue

17:49 Écrit par SPANOU dans Coutumes du Quebec | Lien permanent | Commentaires (0)

18/01/2012

L'épluchette de blé d'Inde

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Une autre tradition qui s'est perpétrée jusqu'à nos jours est la fameuse épluchette de blé d'inde. À l'époque, l'épluchette était une corvée qui se répétait dans différentes familles du canton et qui réunissait voisins, familles et amis au début de l'automne. La corvée servait bien sûr de prétexte à des réjouissances. Dans les épis jusqu'aux genoux, on épluchait en groupe et dans une atmosphère de fête les réserves de maïs d'une famille avant la tombée de l'hiver. Les jeunes gens aimaient particulièrement l'événement parce que la découverte d'un épi rouge leur donnait droit à un baiser de leur belle!

14:09 Écrit par SPANOU dans Coutumes du Quebec | Lien permanent | Commentaires (0)

02/11/2011

Traditions: Les Ours au Manitoba

 

 

 

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Au Manitoba, chaque automne, des milliers de personnes se rendent à Churchill, capitale mondiale de l'ours polaire, dans le nord de la province, pour ne pas manquer un spectacle magnifique : d'octobre à novembre, les ours attendent, sur fond d'aurores boréales, que les glaces se forment pour regagner leur habitat. A ne pas manquer...
Les différentes réserves amérindiennes se rassemblant chaque été pour des festivités. Rassemblement social, compétitions de chant et de danse, ces Pow-wows, loin d'être des activités organisées pour les touristes, perpétuent les traditions des autochtones. Les visiteurs étrangers sont toutefois les bienvenus.

21:17 Écrit par SPANOU dans Coutumes du Quebec | Lien permanent | Commentaires (0)

05/08/2011

L'habillement traditionnel d'hiver

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Pour affronter le froid, nos ancêtres s'étaient dotés de vêtements très chauds qu'on ne retrouvait nul part ailleurs dans le monde. Le vêtement principal était le manteau (ou "capot") très long qui protégeait des pires bourrasques. Ce type de manteau devait son nom au capuchon dont il était muni et qui protégeait la tête. Le capot était fabriqué avec de la laine et du lin, un matériau communément appelé "étoffe du pays" (pour le différencier des importations). Les femmes confectionnaient cette étoffe durable pendant les mois d'hiver. Le capot se portait avec un foulard qu'on appelait "crémone" pour les hommes et "nuage" pour les femmes. Un autre type d'écharpe se portait à la ceinture et servait à tenir le capot bien fermé et à ajouter de la couleur à tout ça, il s'agit bien sûr de la ceinture fléchée. Les ancêtres portaient également de gros bonnets de laine sur la tête qu'on appelle encore aujourd'hui des tuques et des mitaines de laine inspirées d'une invention amérindienne. Pour se protéger les pieds, la plupart des habitants portaient des mocassins ou "bottes indiennes" faites de cuir d'orignal, ou encore des chaussures à semelles importées qu'on avait baptisé "bottines françaises".

15:46 Écrit par SPANOU dans Coutumes du Quebec | Lien permanent | Commentaires (0)